Ordre du jour

00-Ordre du jour décembre 2020

 

Pour les membres sont disponibles ici :

    • Les réponses aux questions sur les dossiers
    • Les questions diverses (thématiques)
    • Les questions ex-DP sont à disposition des membres
    • Les dossiers présentés

Vous souhaitez devenir membre  : sur le site sra-sneca.fr dans la rubrique « espace adhérents » et « s’inscrire » remplir toutes les infos demandées et quelques jours après l’espace sera accessible ; il contient des informations en exclusivité ou en avant-première.

Déclarations SNECA et avis dossiers

Ajustement de format d’horaires agences

Le dossier présenté porte sur la mise en place d’aménagement d’horaires de travail mais aussi sur une adaptation des services proposés à la clientèle avec une diminution de la réception au pupitre. Cela peut répondre à un besoin à un instant T pour les salariés.

Cette adaptation comporte pour le SNECA une limite à ne pas dépasser qui pourrait se traduire par des fermetures d’agence. Le contact physique avec la clientèle pour toutes ses opérations, même à faible valeur ajoutée immédiate, reste le fondement du Crédit Agricole Sud Rhône alpes au travers d’une présence sur les territoires.

Le SNECA s’abstiendra

Procédure d’enquête interne de harcèlement moral

Pour le SNECA, compte tenu des expériences passées ou récentes, la participation d’un élu CSE de chaque organisation syndicale lors des enquêtes dans le cadre d’un harcèlement moral est indispensable pour préserver la plus grande objectivité. Cela permet en plus pour certains salariés interrogés d’être plus à l’aise et permettre de libérer la parole si un élu de son OS est présent à l’entretien. Autre point, chaque OS pourra ainsi effectuer un accompagnement des salariés exprimant une difficulté lors de ces entretiens.

Concernant les CERFA, là aussi nous nous étonnons que l’ensemble des élus du CSE n’y ait pas accès, en effet chaque élu est en capacité à analyser et garder une totale confidentialité sur les faits exposés dans ces CERFA.

Enfin quelles mesures préventives comptez-vous mettre en place afin d’informer les salariés sur ce qu’est le harcèlement moral et quelles en sont les conséquences et surtout éviter que de telles situations surviennent dans l’entreprise.

Un suivi doit être mise en place pour accompagner le ou les collaborateurs en difficultés.

En conclusion, la mise en place de ce process ne répond qu’à un minimum qui ne convient pas totalement aux demandes du SNECA.

Malgré l’engagement de la direction d’organiser une réunion en janvier prochain sur ces sujets.

Le SNECA donnera un avis négatif.

Procédure d’enquête interne de harcèlement sexuel

Nous reprenons nos demandes faites dans notre déclaration sur le harcèlement moral.

Le SNECA donnera un avis négatif.

Apport en capital de CA SRA dans le village by CA

Un investissement immobilier qui parait nécessaire pour  l’accompagnement des start-ups, notamment en terme d’image pour la CR.

Nous espérons toujours tomber sur une start-up  pépite qui donnera un retour sur investissement important.

Le SNECA donnera un avis positif

Prise de participation de CA SRA dans CEP III (Foncière des CR AURA)

À la vue de la qualité des réponse apportées à nos différentes questions sur ce dossier le SNECA donnera un avis négatif. D’autre part nous continuons à nous interroger sur :

– le timing de cet investissement

– le lieu de cet investissement

– le cout de cet investissement

– le risque locatif important compte tenu des activités commerciales en déclin, les accès de plus en plus difficiles au centre-ville

En conclusion sur l’opportunité d’un tel investissement.

Le SNECA donne un avis négatif

Présentation de la Politique sociale de l’entreprise, des conditions de travail et de l’emploi

En préambule et pour rebondir sur les propos de François qui salue le travail des filières pour répondre aux questions, le SNECA salue l’engagement des élus qui démontre leur investissement sur les dossiers présentés en CSE.

Ce thème regroupe l’analyse du bilan social, du rapport égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la formation, la GEPP, le temps de travail et les conditions de travail.

Le bilan social 2019 :

De la lecture du bilan social 2019, nous avons tiré des constats et posons un certain nombre de questions, qui viennent recouper celles de l’année précédente. Nous constatons que le nombre d’embauches est stables et les effectifs sont en en baisse, est-ce une tendance pour les prochaines années?

Cependant un point positif sur le sujet des embauches, en 2020 la DG a pris conscience que la première étape était de combler les postes vacants ce qui est une vraie avancée.

Nous constatons une nouvelle fois aussi une forte augmentation des démissions (45 en 2017, 50 à fin 2018 et 61 en 2019) ainsi que des licenciements qui ont plus que doublé entre 2018 et 2019. Est-ce un manque d’attractivité de nos métiers ou de notre entreprise et de ses conditions de travail ou de sa rémunération ?

Concernant les promotions nous constatons un net recul en 2019, est-ce la fin de l’effet ND 2.0?

Enfin concernant l’absentéisme notre taux est toujours bien supérieur au taux du secteur privé, nous espérons que le travail fait actuellement sur la QVT puisse être un élément de réponse.

Egalité professionnelle :

Pour le SNECA CFE/CGC, les écarts en matière de rémunérations qui existent dans certaines catégories, ne sont pas liés à une politique discriminante sur ce sujet dans la CR.

Nous attendons donc que Direction envoie un signal fort et continue ses efforts en allouant des enveloppes significatives.

Formation :

Nous suivons sur ce point les avis et commentaires portés par la commission formation.

Les conditions de travail :

Le sujet est ouvert avec la DG sur la QVT (Qualité de Vie au Travail), c’est pour le SNECA un thème majeur et nos attentes ainsi que celles des salariés sont fortes.

Le temps de travail :

La demande principale du SNECA, depuis maintenant plusieurs années est la mise en place d’un outil de décompte du temps de travail. La mise en œuvre est en cours et nous nous en félicitons

Pour toutes ces raisons, le SNECA CFE/CGC s’abstiendra sur le dossier, mais les chantiers enfin ouverts à ce jour (mise en place des RC, QVT, taux de couverture en progression sur les postes structurels, outil de suivi du temps de travail notamment……) nous laissent entrevoir une vraie inflexion sur tous ces thèmes sur les années à venir.

Projet Webank

Le Comité Social et Economique est consulté sur le projet dont le nom de code est « WEBANK ». Ce projet doit permettre au Crédit Agricole de prendre toute sa part dans la « compétition digitale ». La dynamique de conquête digitale est en effet extrêmement forte, puisqu’en France ce sont plus de 2 millions d’ouvertures de comptes « digitaux » qui ont été réalisées entre 2018 et 2019. Le Crédit Agricole à travers Bforbank ou son offre Eko ne représente que 3,5% de ces nouveaux comptes ouverts, ce qui est à mettre en perspective avec les 22% de parts de marché DAV du Crédit Agricole en France.

Selon le dossier présenté, le modèle de BforBank n’est plus adapté au contexte actuel. Mais de quel modèle parle-t-on ? Comme le relevait le SNECA dans son dernier avis sur ce dossier, le modèle de Bforbank n’a cessé d’évoluer dans son positionnement, ce qui est vraisemblablement une des raisons de son échec :

  • Ainsi, à sa création en 2009, Bforbank était positionné comme le spécialiste de l’épargne en ligne. Dès cette époque, nous évoquions un business plan « peu crédible ».
  • En 2011, les Caisses régionales étaient une première fois sollicitées car le business plan était déséquilibré. Devant le peu de crédibilité du business plan présenté, le SNECA écrivait « qu’il était à craindre que les comités d’entreprise des Caisses régionales soient de nouveau sollicités dans les années à venir afin d’abonder le projet Bforbank ».

Le Conseil d’administration de la Caisse régionale validait pourtant cette augmentation de capital à l’unanimité.

  • En 2014, Bforbank revient avec un nouveau positionnement et l’objectif ambitieux de devenir la première banque en ligne en France. Bforbank devait devenir la Banque de service premium pour les CSP+ autonomes. Mieux, Bforbank allait devenir « la Banque en ligne que les clients exigeants attendaient » (sic). Dans le même temps, l’offre s’étoffait avec la carte de crédit, le DAV et le crédit immobilier. En mai 2014, les CE furent de nouveau sollicités, le SNECA écrivait alors : « Bforbank, le nouveau tonneau des Danaïdes des Caisses régionales ? » Cette fois-ci, le business plan nous promettait une conquête de 25 000 DAV par an pour parvenir à 130 000 DAV. Le SNECA avait pointé « un manque de visibilité du business plan actuel » et notait que « les projections apparaissaient peu réalistes » et concluait en indiquant « qu’il était à craindre une nouvelle fois que les Comités d’Entreprise des Caisses régionales soient à nouveau sollicités dans les années à venir ».

Le Conseil d’administration de la Caisse régionale validait pourtant de nouveau cette augmentation de capital à l’unanimité.

  • En 2017, une nouvelle stratégie est établie avec l’apparition d’un nouveau concept de marketing : le modèle BforBank/Caisses régionales allaient devenir un modèle « augmenté » se traduisant par des apports croisés mis en place entre les Caisses régionales et Bforbank. Nous avions qualifié ce concept de fumeux. Le résultat est là : en octobre 2017, les Caisses régionales sont de nouveau sollicitées, avec un nouveau business plan toujours aussi peu crédible présentant un équilibre en 2022. Sur ce point, le SNECA relevait dans son avis que : « en 2009, on nous disait que l’équilibre serait trouvé en 2013, en 2011 en 2014, et aujourd’hui en 2022 ». Le SNECA poursuivait en écrivant : « 13 ans au mieux pour obtenir l’équilibre financier, contre 5 ans dans le business plan initial, de qui se moque-t-on » ? Et enfin, le SNECA concluait son avis en « dénonçant la fuite en avant des Dirigeants pour soutenir à bout de bras Bforbank alors que cette banque en ligne est clairement positionnée en concurrent des Caisses régionales. Le dossier présenté est absolument creux». Le SNECA demandait une nouvelle fois à la Direction de refuser de participer à cette augmentation de capital, et demandait alors que BforBank devienne filiale à 100% de CASA.  Le Conseil d’administration de la Caisse régionale validait pourtant cette augmentation de capital à l’unanimité.
  • En 2019, et en catastrophe, les CSE et Comités d’entreprise ont de nouveau été consultés pour permettre à BforBank de finir l’année. Cette année-là, plus de business plan présenté, mais une demande de fonds pour permettre à Bforbank de clôturer les comptes 2019 ! Le SNECA écrivait une nouvelle fois : « aujourd’hui le dossier présenté n’a donné aucune visibilité sur l’avenir de BforBank. Comment, dans ces conditions, notre Direction pourrait-elle accepter de participer à cette augmentation de capital alors que nous sommes depuis des années à la chasse au moindre euro d’économies ? le SNECA demande à la Direction de refuser de participer à cette augmentation de capital ». Le SNECA demandait alors que Crédit Agricole SA prenne en charge cette augmentation de capital et que « la Caisse régionale se désengage de cette aventure avant qu’elle ne lui coûte trop cher. »   

Le Conseil d’administration de la Caisse régionale validait pourtant cette augmentation de capital à l’unanimité.

Pendant ces 10 années, les différents dossiers présentés ne manquaient pas d’ambitions, avec des business plans que l’on tentait de nous faire avaler en vain !

Aujourd’hui, les Directions des Caisses régionales reviennent avec un nouveau projet et un nouveau positionnement. Après le spécialiste de l’épargne en ligne, après la Banque de service premium pour les CSP+ autonomes, après le modèle « augmenté, on nous propose d’adopter une approche de modèle « inversé ». Nos Marketeux ont encore frappé pour nous tenter de vendre l’invendable. Nous ne reviendrons pas sur ce fameux modèle inversé, il est plus fumeux qu’inversé.

Nous nous attarderons plus sur le business plan présenté. Quelle crédibilité peut avoir ce business plan qui prévoit des augmentations de PNB de 77% en 2023, 60% en 2024 et 2025. Est-ce qu’une Banque comme le Crédit Agricole SRA prêterait un centime d’euro à une entreprise qui présenterait un tel business plan ? Ce serait inquiétant.

Une chose est désormais certaine. Les Caisses régionales ont servi à amorcer une nouvelle entreprise et ce sont elles qui ont supporté l’essentiel du coût. Aujourd’hui, ce projet Webank acte définitivement une perte de 111 millions sur les 217 investis par les Caisses régionales.

Ça fait quand même cher de l’amorçage. Nous sommes très interrogatifs sur la valorisation retenue puisqu’elle correspond peu ou prou à l’investissement informatique réalisé dans Bforbank, sur lequel le projet WEBANK va capitaliser. La marque Bforbank ne vaudrait-elle donc presque rien ? Sans parler du capital humain, alors que le professionnalisme des collègues en poste est reconnu.

Enfin, nous sommes très étonnés de la future répartition capitalistique de WEBANK. Quel est l’intérêt pour les Caisses régionales de détenir 50% des actions moins une ? Aucun.

Les Caisses régionales pourraient très bien ne détenir que 5% de WEBANK à travers la SACAM Avenir. Cela permettrait de limiter les apports actuels et surtout futurs. Car étant donné le peu de crédibilité du business plan, les actionnaires de WEBANK seront immanquablement sollicités pour remettre au pot dans les prochaines années. Par ailleurs, quel est l’intérêt pour une Caisse régionale d’investir des fonds dans une entreprise qui se veut « paneuropéenne » ? Est-ce là le rôle d’une Banque des territoires ?

Le SNECA estime qu’il est important que le Groupe Crédit Agricole investisse dans le développement d’une banque digitale en France et pourquoi pas en Europe. Cependant, Crédit Agricole SA a les moyens de le faire en autonomie, sans solliciter les Caisses régionales. Crédit Agricole SA est détenue en majorité par les Caisses régionales. Il n’est donc pas utile qu’elles investissent directement et aussi massivement dans WEBANK, puisqu’elles récolteront (si récolte il y a) indirectement les fruits de cet investissement. En revanche, en conservant les fonds destinés à WEBANK, elles pourront continuer à investir dans le soutien de l’économie régional.

Le SNECA demande donc solennellement à la Direction de la Caisse régionale et à son Conseil d’administration, de refuser de participer à l’augmentation de capital de la SACAM Avenir telle que présentée dans le dossier. Le SNECA demande que la répartition du capital de WEBANK soit portée à 95% par CASA et à 5% par SACAM Avenir.