« Des managers au cœur du business »

Quelques exemples (la liste n’est pas exhaustive) 

  • Les managers doivent être de plus en plus agiles sur tout et n’importe quoi : le pilotage commercial, les contrôles avec des outils de reporting régulièrement faux (scopes, suivis mandats Macron, Phare sur assurance vie par exemple), la planification, la gestion des congés, les appréciations annuelles, les entretiens professionnels, la gestion de la caisse locale, adapter l’organisation du fait des absences, des formations, essayer de trouver des solutions du fait de recrutements manquants ou décalés (cf taux de couverture) mais aussi la représentation, la caisse locale, la conformité, les réparations « de masse », les risques…

Nombre de ses taches font partie intégrante de leur métier, cela est vrai et partagé par beaucoup, cependant, ce qui devient très difficile voire impossible à gérer dans certaines situations, c’est bien le cumul DE TOUT cela avec ses conséquences sur la santé des uns et des autres, la non-qualité qui s’en suit et une efficacité moins au rdv.

  • Les managers c’est aussi un forfait jour extensible « no limit » dans lequel il reste de moins en moins de place pour ce qui doit constituer le cœur du métier : donner du sens aux équipes, piloter une réussite collective, rencontrer des clients et des élus par exemple, être réellement et concrètement « au cœur du business » : cela ne veut pas dire être responsable de tout et n’importe quoi.
  • Les managers sont pris entre le marteau et l’enclume au centre d’injonctions contradictoires avec quelque fois une impossibilité à filtrer ou à absorber une telle pression.

Nous le comprenons d’autant plus aisément vu certains messages oraux ou écrits inadaptés voire inacceptables venant de niveaux hiérarchiques élevés.

À la suite des différentes alertes du SNECA, une enquête du cabinet EXTON avait été réalisée auprès des managers (souvenons-nous !) : le constat fait à l’époque était qu’ils étaient débordés de taches diverses et variées.

Que dirait-il aujourd’hui….

A ce jour, aucune amélioration voire même pire… les taches s’empilent, s’empilent et s’empilent…

L’évolution des Directions en cours ainsi que la suite attendue avec une réorganisation des réseaux commerciaux (cible T2 2020) risquent de mettre encore à mal le taux d’encadrement.

A quand une mise en adéquation des objectifs commerciaux et des conditions de travail des Managers et de leurs équipes en accord avec la réalité du possible ?

LE SNECA DEMANDE A LA DIRECTION GENERALE DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS :

LA SANTÉ DE TOUS LES SALARIES N’A PAS DE PRIX,

Y COMPRIS CELLE DES MANAGERS !!!