Ordre du jour du CSE et déclarations
AVIS PROJET FILIERE VITICOLE
A la lumière du rapport d’expertise IPSO FACTO sur ce dossier, le SNECA constate que :
Le secteur de la viticulture nécessite au vu de ces particularités et spécificités une expertise pointue, une parfaite connaissance du marché globale, une vision d’ensemble des informations recueillies dans les instances viticoles et un investissement chronophage, notamment en termes de représentation, qui a été largement minimisé voire nié par la suppression de ce poste.
En interne, on note déjà une dégradation de l’encadrement des Chargés d’Affaire viticole avec une diminution de l’accès aux informations, de l’accompagnement sur les dossiers clients et la suppression des réunions d’équipe.
En externe, le message envoyé est celui d’un désengagement de la filière, alors même que la concurrence, de plus en plus rude, se structure et se durcit. Elle est même renforcée par des collaborateurs en partie formés sur ce périmètre à SRA.
Par ailleurs, Le SNECA alerte la DG sur le transfert de la charge de travail sur les Chargés d’Affaire alors même que la récente expertise sociale sur les conditions de travail a révélé que la population impactée par ce projet est déjà en grande souffrance et notamment à cause d’une charge de travail déjà conséquente. Cette nouvelle organisation implique la mise en place de binômes entre les Chargés d’Affaire Viticole et les Chargés d’Affaire Agri sachant que ces 2 métiers sont différents et que les uns ne sont pas formés sur les métiers des autres et que des problèmes se poseront nécessairement lors des prises de congés.
D’autre part, les DCA verront leur charge de travail managériale augmentée et devront encadrer les Chargés d’Affaire Viticole (accompagnement sur la préparation des rdv et lors des rdv, animer les réunions d’équipe et effectuer les contrôles).
Nous rappelons une fois de plus l’obligation pour l’employeur au titre l’article L4121-1 du Code du Travail, soit « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (…) Ces mesures comprennent notamment la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés ».
Par conséquent, nous constatons que les craintes ayant motivé la demande d’expertise étaient fondées. Vraisemblablement, la mesure du poste de Directeur de Clientèle Spécialisé Viticole n’a pas été appréhendée et les particularités de la filière viticole ont été minimisées. Nous ne comprenons pas les avantages de cette suppression de poste, nous ne comprenons pas la prise de risque économique de ce projet tout en sachant que la concurrence est aux aguets et a déjà commencé à contacter nos clients vignerons avec une équipe un ordre de marche en pleine expansion (recrutement en cours d’un Chargé d’Affaire Viticole). Nous ne comprenons pas ce changement brutal de stratégie concernant ce poste de Directeur de Clientèle Spécialisé Viticole qui jusqu’à il y a peu de temps encore devait être maintenu. Nous ne comprenons pas le risque pris sur la santé physique et mentale des salariés qui devront assurer la charge de travail supplémentaire liée à cette suppression de poste, et qui sont déjà acculés par leur propre charge de travail.
La CR nous dit vouloir mettre la recommandation au centre de ses priorités et fait tout l’inverse en supprimant un poste qui est un relais important sur le tissu économique viticole et est essentiellement basé sur le relationnel.
Sans aucun doute, le but de ce projet est essentiellement comptable et financier.
Par ailleurs, le SNECA sera vigilant qu’aucune conséquence néfaste ne sera subie par les personnes interrogées lors de cette expertise. Et afin de suivre cette réorganisation à laquelle nous sommes farouchement opposés, nous solliciterons la CSSCT pour une visite auprès de la filière viticole dans les 6 mois à venir.
Le SNECA a donné un avis négatif
AVIS PROJET D’ENTREPRISE
Le SNECA constate un projet rempli d’intentions, pas toujours bonnes de notre point de vue, mais quoiqu’il en soit sans aucune déclinaison opérationnelle qui aurait donné du sens à ce projet pour les salariés.
Nous ne pouvons notamment pas cautionner le terme d’employabilité sans explication sur tout ce qu’il implique, et avec le manque d’investissement sur le nombre de salariés. Et quid de la formation et l’accompagnement ? notamment sur le digital où aucune mesure concrète d’accompagnement n’est mise en place. Et comment accepter une phrase telle que « Cela n’implique pas d’engagement sur le maintien d’un niveau d’effectif net, mais garantit que chacun bénéficie d’un accompagnement durable » dans une entreprise qui réalise 90 à 95 M€ de RN et qui en ambitionne 120 M€ dans les 5 ans à venir ? Pourquoi un objectif d’un résultat net de 120 m€ ? sur quelles bases a-t-il été calculé ? Pour investir dans B For Bank ? Wordline ? Square Habitat ? A quand un investissement sur les salariés ?
Une autre des orientations de ce projet est de faire de CASRA la banque préférée des acteurs sur le territoire mais à quand CASRA la banque préférée de ses salariés ?
Enfin, pour le SNECA, le point le plus criant par son absence est la notion de pilier humain relative à l’amélioration des conditions de travail des salariés, dont on ne retrouve que quelques minimes références dans la présentation du projet.
Pour conclure, nous regrettons le peu de temps accordé aux échanges par Pierre Fort lors du dernier CSE sur le sujet qui va structurer la CR pour les 5 prochaines années. Est-ce cela le fameux « bon dialogue social » affiché par la DG ?
Le SNECA a donné un avis négatif.
00-Ordre du jour novembre 2025.docx
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