Ordre du jour du CSE et déclarations

Avis politique sociale 2024 suite à l’expertise Ipso-Facto

Effectifs si l’on fait un point au 31/12 en comparant l’année 2023 et 2024, nous constatons une nouvelle baisse des effectifs de 9 personnes (total effectif CDI  2123 en 2023 2114 en 2024). Baisse principalement dans les sites. …Point de satisfaction il ne reste plus de AA CDI dans l’entreprise. Le Sneca considère depuis des années que ces niveaux d’emploi ne correspondent plus à aucun métier de l’entreprise c’est donc une belle avancée. Dernier point sur les effectifs, une année 2024 marquée une nouvelle fois par la baisse des auxiliaires été, le Sneca considère cette baisse comme un recul dans le lien social qui fait la force de notre modèle normalement.

Autre constat : le nombre de salariés dans le niveau haut de pesée de chaque classe (TAU et RM) est en baisse. Un exemple : pour les RM 94 salariés en pesée 14/15 en 2022 et plus que 88 en 2024.

Alternants

Une légère baisse du nombre de contrats d’alternance en 2024 qui précède celle encore plus marquée qui arrive en 2025. Les alternants représentent pourtant, nous l’avons déjà dit une variable d’ajustement dans l’activité et notamment celle des agences. Malgré tout toujours une baisse du nombre d’alternants embauchés en CDI à la suite de leur contrat, nous sommes loin du taux de 50% d’embauche souhaité par la DG. Nous avons conscience que certains alternants souhaitent poursuivre leurs études pour certains mais malgré cela l’entreprise est-elle vraiment assez attrayante pour en garder un nombre plus important ?

Démissions un nombre constant mais pour le Sneca nous perdons des collègues de qualité, formés, appréciés et que la concurrence vient nous piller. Quelles réponses compte apporter la DG à ces situations ? Autre point d’alerte naissant pour le Sneca, le départ de cadres, de managers notamment sur les sites. C’est une situation que nous ne rencontrions que très rarement auparavant.

Absentéisme un taux d’absentéisme de 8.2 qui reste un chiffre élevé comparé au taux global dans le privé qui est d’environ 5% et au taux dans le secteur bancaire qui est lui de 4.6% en 2022. Un lien peut-être fait avec la surcharge de travail qui remonte fortement dans les résultats de l’enquête. Un point d’alerte cependant pour la DG : le taux d’absentéisme des femmes, même hors maternité, qui est très supérieur à celui des hommes.

Formation Le bilan du Plan de Développement des Compétences 2024 est à la baisse par rapport à ses devanciers, et traduit un moindre engagement de l’entreprise.

Certains sujets comme la formation des nouveaux embauchés ou le renforcement des jours pour les managers vont dans le bon sens.

Mais, et en dépit des efforts du service formation, il reste à développer l’adaptation au changement, les montées en compétences, et à mieux accompagner notamment les collègues des sites, en déficit récurrent de formation.

Temps de travail La mise en place du flex est un vrai point de satisfaction dans le réseau. Cependant pour certains managers le casse-tête de la planification est un vrai point d’attention.

De plus dans le rapport Ipso Facto, il apparait aussi que certains collègues travaillent entre midi et 2 ou le soir sans déclarer ces heures notamment dans les réseaux. Cette donnée est bien sûr à mettre en parallèle avec la surcharge de travail, la sur sollicitation et la volonté des salariés de bien effectuer leur travail. Nous demandons à la DG de bien communiquer à nouveau que toutes ces heures doivent être déclarées par les salariés et qu’un travail d’acculturation est nécessaire.

Télétravail : le bilan présenté ce jour marque une nouvelle fois une vraie distorsion entre les réseaux et les sites. Un vrai travail d’acculturation est là aussi nécessaire pour que les activités éligibles prévues par l’accord soient beaucoup plus utilisées dans les réseaux.

Egalité hommes/femmes : sur le salaire de base les écarts de rémunération se sont progressivement résorbés à l’exception toutefois des PCE 14 et 15, en lien notamment avec les enveloppes mises en place il y a quelques années. Cependant les femmes sont moins promues, il y a un sujet sur le parcours de carrière, l’évolution et l’accès à certaines pesées de poste à partir de la classe 3, ainsi que sur la REC de certains métiers.

De plus le taux d’augmentation individuel moyen des hommes est supérieur à celui des femmes.

Idem s’agissant des taux de promotion et des attributions de PCP.

Si le SNECA est satisfait de la résorption des écarts de rémunération par PCE, nous constatons néanmoins que selon l’angle pris, le sujet de l’égalité hommes/femmes est encore bien présent dans l’entreprise.

Rémunérations : la aussi le rapport Ipso Facto est édifiant. La rétribution globale y compris PPV progresse moins rapidement que l’inflation pour 45% des salariés depuis les 2 dernières années. Le Sneca le répète : une entreprise mutualiste comme la nôtre dont la CR fait entre 90 et 100 millions de résultat depuis des années, dont le groupe fait des milliards de résultat depuis des années, pour rappel 7.1 milliards d’euros de résultat en 2024 en hausse de 11% par rapport à 2023 ne peut se satisfaire de voir près de la moitié de ses effectifs perdre du pouvoir d’achat. Le partage de la valeur est un sujet dont le Sneca veut reparler avec la DG et comme les collègues nous le disent : « les remerciements de Pierre Fort dans une vidéo c’est bien mais de la reconnaissance financière c’est bien aussi. » Passons maintenant plus en détail sur le rapport Ipso Facto

  • Tout d’abord le Sneca souhaite vous relire une partie de sa déclaration suite au rapport de 2022 :

2022 « Le cabinet Ipso Facto fait ressortir des points qui mettent les collègues en difficulté : tels que les contraintes temporelles élevées, l’exigence mentale élevée, un taux d’effort intense nécessaire à la bonne marche de l’activité, exigence émotionnelle élevée, intensité et complexité du travail élevés, charge de travail élevée malgré le passage à ODI’C . Quelles ont été les moyens mis en place pour améliorer tous ces points qui sont des facteurs élevés de RPS ? »

  • Pour le rapport sur la politique sociale 2024 les points les plus marquants sont les suivants : 52% des collègues ayant répondu au questionnaire se disent tout le temps ou souvent en surcharge, un taux de charge en hausse depuis 2 ans. Les raisons principales pour les collègues : une sur sollicitation constante, des taches réglementaires en constante hausse ainsi que des tâches administratives trop présentes et une base poste insuffisante.

Mais aussi une exposition notable à l’intensité et à la complexité du travail, un point d’attention particulier à avoir sur la durée du travail, une impression de travail inutile, de qualité empêchée.

Une exposition importante au stress en hausse pour 57% des salariés répondants.

Pour les relations sociales : un soutien des collègues ou de sa hiérarchie directe plutôt satisfaisante mais une vraie dégradation avec le reste de la hiérarchie.

Des exigences émotionnelles pouvant entrainer des risques comme les relations avec la clientèle ou le fait de devoir faire bonne figure dans l’entreprise.

Pour la reconnaissance financière ou autre là aussi un risque notable sur l’adéquation entre efforts et rémunération

De vraies inquiétudes aussi sur les opportunités d’évolution de carrière et sur l’avenir de certains métiers

Les symptômes fréquents en lien avec le travail mis en exergue par le rapport sont tout simplement effrayants pour les élus Sneca : 67% des salariés répondants souffrent d’insomnies en lien avec le travail (15% plus d’une fois par semaine), plus de 80% sont concernés par des symptômes de forte fatigue, irritabilité, douleurs diverses, 28% prennent des médicaments pour gérer le stress lié au travail (8% le font plus d’une fois par semaine), auquel s’ajoute 33% des salariés répondants qui disent souffrir d’addictions (plus d’une fois par semaine pour 8% du panel).

Concernant les focus faits sur les populations de conseiller pro/agri et chargé agri et des managers/ru voilà les constats :

Conseiller pro/agro et chargé pro/agri : l’instauration de la double relation particuliers/pro est le principal facteur de surcharge. Le Sneca avait alerté la DG sur ce facteur de risque de la mise en place, force est de constater que notre alerte était fondée. De plus ces métiers étaient déjà en souffrance en 2022.

Managers/RU : l’empilement des taches et la sur sollicitation sont les facteurs de risque les plus importants, des taches qui de plus font passer les taches les plus fondamentales et valorisantes comme l’accompagnement au 2e plan. Là encore le Sneca a été le premier syndicat à alerter la DG et a demandé depuis de longues années l’allègement réel avec un suivi permanent des taches managériales, force est de constater que notre alerte était là aussi fondée puisqu’en plus le rapport fait état d’une charge de travail parmi les plus élevées de la CR.

Quelques points positifs sur lesquels s’appuyer néanmoins : un engagement des salariés et encore plus des managers toujours aussi présents. Un esprit d’équipe toujours au rdv. Autant de facteurs protecteurs de la santé.

Le Sneca tient à rappeler à la DG l’article L4121-1 du code du travail : « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » avec une obligation de résultat.

Nous demandons donc à la DG en concertation avec le CSE et la CSSCT des mesures concrètes et rapides :

  • Mesures pour protéger tous les salariés et plus particulièrement les métiers de conseillers et chargés pro/agri et de managers qui apparaissent comme les plus exposés
  • Mise à jour du DUERP et du Papripact pour chaque facteur de RPS et par groupe de métiers
  • Création d’un poste de préventeur des RPS
  • Remise en place d’une infirmière et/ou assistante sociale dans nos locaux

Le SNECA a donné un avis négatif

  

00-Ordre du jour juillet 2025.docx

 

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